EDITORIAL AVRIL 2001

Caméras de surveillance, copinage et fleur de lys.

dimanche 1er avril 2001 à 00:00, par Charles-Henry Sadien

Ben voilà. On ne pourra pas nous reprocher de ne pas avoir tiré la sonnette d’alarme depuis le mois de septembre dernier. Il fallait vraiment être aveugle, sourd et muet, pour ne pas se rendre compte que la gauche fonçait droit dans le mur.

J’ai presque pas honte de le dire, mais lorsque j’ai vu la mine décomposée de Jean-Claude Sandrier sur France 3, ça m’a fait franchement marrer. Il ressemblait à un élève modèle qui avait fait pour la première fois de sa vie une grosse bêtise et qui se disait qu’il allait se faire drôlement disputer par la maîtresse. J’imagine l’orgie à droite !

Enfin, c’est dommage, parce que Jean-Claude Sandrier est un gars sérieux, plein de bonne volonté et qui aurait sans doute apporté beaucoup plus à la ville de Bourges que Serge Lepeltier.

Oui, mais voilà. En face de lui, il y avait des grands méchants pas beaux, très à l’aise pour les « coups politiques ». Un peu moins pour les idées et un programme. A côté, il avait l’air tout gentil, notre petit communiste avec ses idées sur la solidarité et l’écoute des citoyens. Tenez, ma soeur, elle croyait que c’était lui le candidat de droite.

Il était une fois un homme politique très distingué qui croyait que Serge Lepeltier et ses amis étaient des hommes politiques normaux et respectables. Lorsqu’il tendait la main, il se faisait arracher le bras par Alain Tanton. Lorsqu’il tendait la joue à Franck Thomas Richard pour lui faire la bise, il se ramassait un gros coup de gants cloutés sur la tronche.

Aujourd’hui, timidement, il estime que « la collusion entre la droite et l’extrême droite à Bourges est très inquiétante ». Ben ouais. Il serait peut-être temps de s’en rendre compte. A l’Agitateur.org, ça fait six ans que l’on dénonce cette situation. Et pas à demi-mots. Ça a d’ailleurs failli nous coûter un procès.

Juste un truc pour les militants associatifs de la gauche plurielle : lécher les bottes du maire pendant six ans et se faire photographier en sa compagnie par la presse avec de grands sourires pour avoir quelques subventions, ça ne fait pas très crédible lorsqu’il s’agit ensuite de faire comprendre aux électeurs que l’on n’est pas en présence d’une municipalité « normale ». Le gens n’y croient pas. Ils pensent juste qu’il s’agit d’un argument politicien.

A la limite, dans ces conditions, il ne faut même pas militer. Ça décrédibilise le mouvement. Là aussi j’avais prévenu (message perso à qui de droit).

Allez ! Faudra bien s’y faire. C’est pas la fin du monde. Pendant les six prochaines années, le slogan de la république « Liberté, égalité, fraternité », laissera simplement place à un tendancieux « caméras de surveillance, copinage et fleur de lys ». Chacun ses goûts, comme dit ma grand mère.

Bon, les gars de la gauche plurielle ! Faites un effort ! Je sais plus quoi faire pour vous réveiller ! Pour la prochaine fois, si vous avez besoin d’un coup de main pour traiter le maire de facho et se prendre des procès en diffamation sur la gueule à votre place, je vous file mon numéro : 06.13.09.91.94.

Sans blague ! Faut tout leur faire à ces cocos. Même pas foutus de casser une vitrine ! Incapables de mettre le feu à une bagnole ! C’est ça la « gauche pétard », comme il dit Debré ? Des tout mous aux yeux globuleux qui sont incapables de se bouger le cul ? Faut qu’ils arrêtent de fumer des joints en croyant dans leur trip qu’ils ont gagné d’avance les élections ! Non à la dépénalisation du cannabis ! ça rend les gens de gauche complètement cons, et ça fait gagner la droite qui boit comme un trou !