EDITORIAL OCTOBRE 1998

La loi de la jungle.

jeudi 1er octobre 1998 à 00:00, par Charles-Henry Sadien

La cruauté et l’intelligence des animaux est fascinante. De la grenouille vénéneuse qui gonfle pour faire peur au serpents qui veut l’engloutir d’une seule traite, au calmar géant qui joue habillement de ses tentacules, nos amis les bêtes sont une source intarissable d’émerveillement pour les naturalistes, chercheurs et scientifiques en tous genres.

L’autre jour, j’ai vu des léopards. À la télé. Ils sont superbes, avec leurs splendides robes tachetées. La femelle léopard, lorqu’elle est en chaleur, frotte ses pattes sur un arbre. Et hop, le mâle rapplique illico. C’est pas compliqué. Tous deux sont capables de s’accoupler durant trois jours et trois nuits. Les léopards sont aussi capables d’utiliser leurs pattes pour affoler les troupeaux d’antilopes. Les léopards frottent leurs pattes à terre, sans se montrer, les antilopes, paniquées, courent dans tous les sens. C’est alors que les léopards sortent de leurs cachettes pour s’attaquer aux bêtes les plus faibles.

Et les oiseaux ? Croyez-vous qu’ils soient moins malins ? Bien sûr que non. J’en ai vu certains qui se nourrissaient des oeufs de de leurs congénères, pas seulement parce qu’ils avaient faim, mais par pure jalousie. Qui a dit que « si l’on n’aime pas les animaux, on n’aime pas les hommes » ? Au fait, avez vous déjà vu un crocodile pondre ses oeufs « dans un état de quasi transe » ? C’est tout simplement fantastique. La femelle monte la garde pendant quatre-vingt dix jours, et c’est la température qui détermine le sexe des petits. Une fois leurs coquille percées, la maman attrape ses bébés, et les mets dans sa gueule pour les ramener dans l’eau, seul endroit où ils peuvent être en sécurité. Là encore, c’est la température qui déterminera leur morphologie.

Savez-vous que les crocodiles utilisent plus de dix-huit sons différents pour communiquer entre eux ? Et les iguanes ! Ils crachent par leur naseaux le soir venu ! Parlera-t-on enfin de la vie extra ordinaire des pingouins ? Et le crabe mâle qui caresse avec ses pince la frêle femelle dont il est amoureux, avant de la retourner sur le ventre pour l’accouplement ! Attendrissant ! Il y a aussi des espèces de homards, constructeurs de monticules (qui peuvent atteindre jusqu’à deux mètres de haut), et qui se nourrissent des excréments qu’ils trouvent dans la boue. J’ai même appris que les bactéries qui se développent dans l’estomac du nasique (une race de singes magnifiquement colorés) sont capables de décomposer les feuilles les plus coriaces qui ont été ingurgitées. Phénoménal ! Il existe même des poissons qui, pour chasser des insectes leur crachent dessus ! Et tout ce petit monde se livre à de « spectaculaires combats pour la sauvegarde de leurs territoires », j’adore ça !

Bon, je vous laisse, j’ai repéré un truc sexuel à la télé : une émission sur les queues de poissons.