Éditorial Juin 2015

À sec

lundi 15 juin 2015 à 14:00, par Mister K

Il y a un peu plus d’un an, les berruyers ont élu comme maire de Bourges un gars formidable. Son programme était vide, creux. Pas de grandes promesses. Il ne promettait rien ou presque. En tout cas, rien qui puisse coûter. Certains auraient pu promettre le grand bleu, Pascalou, lui a promis le grand Blanc.

Un an après, cela ne l’empêche pas de toucher le fond, pour le bien commun évidemment. Alors, que les berruyers élisent un homme qui ne promet rien ou presque aurait pu être une preuve de sagesse. Les politiques promettent trop et au final ne font pas grand chose. Le problème, c’est que Pascalou ne promettait rien mais cachait beaucoup de choses. Car en fait, son programme pour Bourges, on le sait maintenant, c’était l’austérité. Mais l’austérité assumée. On n’avait pas trop bien pris la suppression de la Biennale d’art contemporain et du festival international du film écologique. Mais on ne s’attendait pas à ce que Pascalou ferme la piscine Robinson, une piscine que des générations de Berruyers ont fréquenté. La raison ? Plus de thunes. À sec. Ben ouais, le Pascalou, il nous avait caché que si son programme était modeste, c’était parce qu’il n’y avait plus de fraîche dans les caisses. Le seul truc qu’il n’avait pas caché, c’était son ambition et son attrait pour la communication tout à sa gloire. Faut dire que la communication, ça ne coûte presque rien et ça peut rapporter une place de maire de Bourges et même de président de Bourges Plus. Oui, il devait être maire à plein temps et puis au diable les promesses. Donc, Pascalou tient son rang de gestionnaire aux petits bras. Car bien sûr, il savait que Bourges n’était pas dans une situation facile. Il a beau accuser l’État, la vérité c’est que la baisse des dotations de l’État existait de longue date, depuis Sarkozy. Et puis, une ville qui perd depuis des années des habitants, c’est une ville qui perd aussi des financements. Pascalou récolte avant tout le bilan Lepeltier. Mais attention, ce n’est pas une victime. Ce bilan, il l’a co-écrit puisqu’il était déjà une éminence de notre ancien bon roi devenu écologiste en essayant de toucher le fond via son activité de plongée. S’il était brillant, Pascalou aurait pu, malgré des marges budgétaires faibles, être ambitieux. Car, celui qui se targue de gérer la ville comme une entreprise n’a pas le courage de prendre des risques et n’a d’ambition que pour lui même. Un pauvre gestionnaire ! Eh oui, pauvres Berruyers, vous vous êtes fait avoir. À sec on vous dit.


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commentaires
À sec - Franck - 22 juin 2015 à 17:31

Si il a de l’ambition pour le club de rugby et une MCB aérogare des années 90 (comparer l’architecture de Stansted et de la nouvelle MCB).


À sec - Franck - 22 juin 2015 à 17:28

Et le pire dans tout cela il sera rééllu.


À sec - epujsv - 20 juin 2015 à 20:20

seulement 27,1 pour cent des berruyers se sont faits avoir (absentions, votes nuls, blancs et autres votes comptabilisés dans les résultats des municipales de 2014). Et combien se sont fait avoir véritablement sur ces 27,1 pour cent ? peut-être qu’une partie est très satisfaite de sa politique. Qu’il ne représente qu’eux. Une minorité. Et ce n’est pas le seul.


À sec - epujsv - 21 juin 2015 à  09:58

En somme, P. Blanc s’est fait élire au suffrage relationnel direct plutôt qu’au suffrage universel. Et l’autre partie des Berruyers ne s’est pas fait avoir par lui. Par d’autres certainement mais pas par lui.

Répondre à ce message #41915 | Répond au message #41913
La politique de la calculette - gilblog - 16 juin 2015 à 08:19

Vouloir atteindre l’équilibre des comptes, c’est bien le minimum minimorum pour un élu ! Mais ça ne peut tenir lieu de programme politique pour une ville ou pour un État. C’est pourtant l’équilibre des comptes qui est devenu le mot d’ordre et l’objectif triomphal de l’Europe, des divers gouvernements français ...et de Pascal Blanc. En somme la pensée du maire de Bourges se résume à ce que dit sa calculette. Il ne sait même pas de quoi il parle quand il déclare vouloir gérer la ville "comme une entreprise", car ce serait exposer un projet aux citoyens, en débattre avec eux et le mettre en œuvre sous leur contrôle. En effet, un PDG doit justifier sa gestion devant les actionnaires qui l’ont nommé, qui peuvent le critiquer, modifier les orientations qu’il donne à l’entreprise ou le démettre. Mais pour Pascal Blanc la démocratie pour les citoyens c’est d’attendre en silence que vienne l’élection suivante pour exprimer leur opinion (comme il l’a plusieurs fois déclaré publiquement en prétendant faussement que c’est dans la Constitution). Eh oui, pauvres Berruyers, vous vous êtes fait avoir !