À sec
Il y a un peu plus d’un an, les berruyers ont élu comme maire de Bourges un gars formidable. Son programme était vide, creux. Pas de grandes promesses. Il ne promettait rien ou presque. En tout cas, rien qui puisse coûter. Certains auraient pu promettre le grand bleu, Pascalou, lui a promis le grand Blanc.
Un an après, cela ne l’empêche pas de toucher le fond, pour le bien commun évidemment. Alors, que les berruyers élisent un homme qui ne promet rien ou presque aurait pu être une preuve de sagesse. Les politiques promettent trop et au final ne font pas grand chose. Le problème, c’est que Pascalou ne promettait rien mais cachait beaucoup de choses. Car en fait, son programme pour Bourges, on le sait maintenant, c’était l’austérité. Mais l’austérité assumée. On n’avait pas trop bien pris la suppression de la Biennale d’art contemporain et du festival international du film écologique. Mais on ne s’attendait pas à ce que Pascalou ferme la piscine Robinson, une piscine que des générations de Berruyers ont fréquenté. La raison ? Plus de thunes. À sec. Ben ouais, le Pascalou, il nous avait caché que si son programme était modeste, c’était parce qu’il n’y avait plus de fraîche dans les caisses. Le seul truc qu’il n’avait pas caché, c’était son ambition et son attrait pour la communication tout à sa gloire. Faut dire que la communication, ça ne coûte presque rien et ça peut rapporter une place de maire de Bourges et même de président de Bourges Plus. Oui, il devait être maire à plein temps et puis au diable les promesses. Donc, Pascalou tient son rang de gestionnaire aux petits bras. Car bien sûr, il savait que Bourges n’était pas dans une situation facile. Il a beau accuser l’État, la vérité c’est que la baisse des dotations de l’État existait de longue date, depuis Sarkozy. Et puis, une ville qui perd depuis des années des habitants, c’est une ville qui perd aussi des financements. Pascalou récolte avant tout le bilan Lepeltier. Mais attention, ce n’est pas une victime. Ce bilan, il l’a co-écrit puisqu’il était déjà une éminence de notre ancien bon roi devenu écologiste en essayant de toucher le fond via son activité de plongée. S’il était brillant, Pascalou aurait pu, malgré des marges budgétaires faibles, être ambitieux. Car, celui qui se targue de gérer la ville comme une entreprise n’a pas le courage de prendre des risques et n’a d’ambition que pour lui même. Un pauvre gestionnaire ! Eh oui, pauvres Berruyers, vous vous êtes fait avoir. À sec on vous dit.