« L’objectif de ce mandat, c’est de projeter Bourges dans l’avenir avec des projets, avec des réponses aux attentes de tous les berruyers dans cette période très difficile. J’ai confiance en vous, vous pouvez me faire confiance. Alors tous ensemble, construisons l’avenir de Bourges. »
Le dernier édito qui date de février [1] s’intitulait "L’ère du vide". Dans son message de remerciement aux berruyers, Pascal Blanc, nouveau maire de Bourges, illustre ce vide comme personne. On l’avait loupé, mais dans son programme, Pascal Blanc titrait qu’il "se battrait chaque jour pour que Bourges se projette dans le futur". On peut le comprendre, le passé de l’adjoint au maire chargé des travaux était imparfait, il valait mieux pour lui changer de temps. Depuis, il a compris semble-t-il que le futur, en français, c’est l’avenir. Blanc, c’est beaucoup de bruit pour beaucoup de vide. Il suffit de lire son programme pour 2014-2020 pour s’en rendre compte : aucun projet marquant, rien. Du vent. Ben oui chers berruyers, vous venez de vous faire arnaquer par un représentant de commerce. Vous avez signé pour six ans. Dommage... Blanc n’est ni repris, ni échangé.
Mais nous, à l’Agitateur, nous sommes heureux de son élection. D’ailleurs, nous n’avions pas caché que c’était notre chouchou. Il faut nous comprendre : après 19 ans de notre bon roi, Serge Lepeltier, nous étions très inquiets à l’idée de ne plus avoir de bon client à se mettre sous la dent. L’idée d’Irène Félix en reine locale nous effrayait : trop sérieuse, trop bosseuse, trop compétente. On risquait vraiment de s’emmerder grave. Mais avec Blanc, pas de soucis, nous avons affaire à une bonne tête de vainqueur. Ce sera notre chevalier Blanc. Celui qui, au galop, dévalera la rue moyenne avec son troupeau de suiveurs [2]. Tous derrière et lui devant. Blanc, c’est du très gros potentiel comique. Bon, ce sera du gros Blanc qui tache, il ne faudra pas trop être trop exigeant sur la qualité. Et vous l’avez compris chers berruyers, il va falloir vous accrocher. Car Blanc, il va vous projeter dans l’avenir. Il ne dit pas comment, mais ça, c’est son génie. Il sait que le temps travaille pour lui chaque seconde qui passe. En plus, personne ne le sait, mais Blanc, c’est un punk. On l’appelle le berruyer Blanc. D’ailleurs, à la fin de soirée de ce dimanche électoral, alors qu’il avait un peu trop fait la tournée des bars berruyers en oubliant de twitter son périple, ivre de sa victoire, on l’a surpris à chanter à tue-tête, dans une rue des arènes où ne traînait plus un chat, la comptine punk bien connue : "les berruyers sont les rois". Brassens aurait ajouté "des cons".
[1] Oui, en mars 2014, pas d’édito, le coeur n’y était peut-être pas...
[2] Vous interprétez comme vous le souhaitez le "On est chez nous..." mais nous, ça nous fait un peu peur et furieusement penser à cela
commentaires
Les berruyers sont les rois...
- epujsv- 7 avril 2014 à 15:51
Bourges
population en 2012 : 66602 habitants
Résultats second tour :
Inscrits 45222
Abstentions 20916 (46.25%)
Votants 24306 (53.75%)
Blancs et nuls 1468 (3.25%)
Exprimés 22838 (50.5%)
Union de la Droite : 53,64
Union de la Gauche : 46,35
Ca fait finalement peu de berruyers qui ont voté pour Pascal Blanc. Peut-être ils ne sont pas si cons qu’ils en ont l’air.
Les berruyers sont les rois...
- epujsv- 7 avril 2014 à 16:12
Et puis continuer le vote électronique peut-être que ça les gonfle. Aucun programme ne projetait le retour au vote à l’urne. Les candidats indiquaient les numéros de touche. Même en vidéo. Irène Félix : tapez 7. C’est engageant. On ne se sent pas pris pour des imbéciles. Jamais.
Brassens avait une autre chanson de roi que j’aime beaucoup :
Le roi boiteux
(Poème de G.Nadaud)
Un roi d’Espagne, ou bien de France,
Avait un cor, un cor au pied ;
C’était au pied gauche, je pense ;
Il boitait à faire pitié.
Les courtisans, espace adroite,
S’appliquèrent à limiter,
Et qui de gauche, qui de droite,
Il apprirent tous à boiter.
On vit bientôt le bénéfice
Que cette mode rapportait ;
Et de l’antichambre à l’office,
Tout le monde boitait, boitait.
Un jour, un seigneur de province,
Oubliant son nouveau métier,
Vint aù passer devant le prince,
Ferme et droit comme un peuplier.
Tout le monde se mit à rire,
Excepté le roi qui, tout bas,
Murmura :"Monsieur, qu’est-ce à dire ?
Je crois que vous ne boitez pas."
"Sire, quelle erreur est la votre !
Je suis crible de cors ; voyez :
Si je marche plus droit qu’un autre,
C’est que je boite des deux pieds."
Les berruyers sont les rois...
- epujsv- 7 avril 2014 à 19:23
En fait sur les 45222 inscrits, en tenant compte des abstentions et des votes nuls et blancs, Pascal Blanc a été élu à 27,1 pour cent. Y’a vraiment pas de quoi pavoiser dans les rues de Bourges " Pascal a gagné. On est chez nous". (sans compter les gens qui ne s’inscrivent plus depuis longtemps ou pas). Irène Felix a été non élue à 23,4 pour cent.
L’aigreur est mauvaise conseillère
- Le Rabouilleur- 5 avril 2014 à 12:36
Vous ne proposez rien.
Votre prose se veut humoristique, elle est juste aigre.
Ce blog est mort pour la bonne et simple raison suivante :
Trop de gauchisme tue le gauchisme.
Le Rabouilleur tombe à l’eau...
- Mister K- 5 avril 2014 à 13:55
Cher Rabouilleur, vous êtes vieux, de droite et impliqué dans la politique local. Et vous ne connaissez pas les Bérurier Noir qui chantaient "Les Beruriers sont les rois". Tout ceci peut expliquer votre manque d’humour.
Mais on vous l’acccorde, un texte est sujet à interprétation. Vous avez le droit de l’interprêter comme vous voulez.
Sinon, "ce blog" comme vous dites existe depuis bien avant que le mot blog soit popularisé en France. On va donc garder "Webzine" à la place si vous le voulez bien. Et s’il est mort, c’est de rire devant vos affirmations. Et on espère bien qu’il continuera à ne pas vous faire rire pendant très longtemps encore.
Le Rabouilleur vous salue bien !
- Le Rabouilleur- 7 avril 2014 à 13:31
Merci pour avoir conservé mon commentaire.
Honnétement, j’avais pensé que cette petite provoc serait censurée.
Un bon point pour vous.
Vous m’écrivez :
vous êtes vieux, de droite et impliqué dans la politique local.
Mon commentaire :
1/ locale.
2/ vieux : qu’est-ce à dire ? à partir de quel âge est-on vieux ? argument massue qui me laisse sans voix.
3/ impliqué dans la politique : merci du compliment qui me va droit au coeur.
Irène, l’agronome des villes, se plaint justement de l’abstention.
L’implication n’est elle pas le contraire de l’abstention ?
Etant scientifique de formation et de tempérament, la cohérence me semble importante, mais je ne suis pas intolérant, et l’incohérence des uns et des autres ne m’empéche pas de dormir.
Si vous aviez un minimum d’esprit, vous auriez titrer :
A Bourges, le vote blanc l’a emporté !
Mais non, même cette blague d’une évidence déconcertante vous a échappé :-(
Le Rabouilleur vous salue bien !
- Mister K- 12 avril 2014 à 16:32
Bon, vous l’aurez compris, ma réponse était dans le ton de votre message.
2/ vieux : qu’est-ce à dire ? à partir de quel âge est-on vieux ? argument massue qui me laisse sans voix.
Vieux n’est, pour moi, pas péjoratif. Et vieux, c’est relatif. Je me considère moi-même relativement vieux ;-)
Si vous aviez un minimum d’esprit, vous auriez titrer :
titré (balle au centre)
A Bourges, le vote blanc l’a emporté !
Non, nous aurions titré "À Bourges le vote Blanc l’a emporté". Nuance.
On l’a déjà faite sous une autre forme ailleurs, c’était trop facile. Alors on a fait d’autres jeux de mots tout aussi faciles mais différents...
Les berruyers sont les rois...
- DOM- 4 avril 2014 à 10:53
Les Berruyers, ont un esprit de réflexion remarquable.
En élisant Blanc, ils ont permis a cette dame trop sérieuse, trop bosseuse, trop compétente, et son équipe, de se consacrer pleinement a leurs taches de Conseillers Généraux . Ce qui permet de les rendre totalement disponibles pour le redressement du département, dont ils sont à la tête depuis une décennie, mais pas assez encore pour augmenter la note de gestion d’avant avant dernier national. Je suis certain que, dix années auparavant existait un beau programme pour le Cher ; ambitieux, valorisant et tout et tout, coutant surtout.
Les Berruyers ont donc fait choix de sagesse, celui d’absence de programme, plutôt que de folie dans la promesse , de projets subventionnés par la dette nationale (certains recherchent toujours 50 milliards).
Il est vrai,des attentionnés ont remarqués l’adjoint au maire chargé des travaux imparfait(trous sur le trottoir). Pour certains je répondrais qu’il avait bel exemple au niveau départemental, et aux autres que de se limiter a ce genre de balourdise, fait preuve de port d’œillères, digne d’une course d’ânes à Lignières, dont l’hippodrome est présidée par leur consœur.
Et n’avez-vous pas remarqué depuis, on n’entend plus un chat !!!