Presque
Bon, cette fois c’est vrai. Nous sommes en vacances ou presque. C’est presque l’été. Presque. La courbe du chômage est presque inversée. La campagne municipale à Bourges est quasiment démarrée. Bref, c’est presque le changement. Ah oui, j’oubliais, le TGV en 2020 à Bourges, c’est presque dans la poche depuis 2008. Nous pouvons donc à ce jour faire preuve d’une satisfaction relative ou, plus exactement, approximative.
On ne fera jamais assez l’éloge de la relativité. Le « c’est pire » ou « c’est pareil ailleurs » évite toute argumentation. Ben oui, on peut positiver. En Mai 2013, la courbe du chômage en France a été stabilisée. Bon, il y a eu un pic de radiations côté Pôle Emploi, mais ça, c’est un détail. La courbe a presque commencé à s’inverser. Tout va presque bien donc. Bon, si Hollande pouvait arrêter de faire pleuvoir, ce serait pas mal car être obligé de dire, début juillet, que l’on est presque en été, ça craint un peu. C’est sûr qu’il remplit les nappes phréatiques à défaut de remplir les caisses de l’État, et en un sens, après des années de sécheresses, c’est un changement, mais quand même. Le climat n’est quand même pas très bon en France. Et du liquide, il en faudrait, sonnant et trébuchant.
Autre presque bonne nouvelle, nous aurons plein de LGV / TGV en France entre 2030 et 2050. Bon, pas sûr qu’ils serviront à quelque chose, mais d’ici là, avec tout le liquide qui sera tombé miraculeusement dans les caisses de l’État, on pourra se séparer de nos vieilles caisses respectives et plonger dans le monde merveilleux du TGV. Donc tout va presque bien pour la France et pour Bourges et sa région car, comme notre bon roi nous l’a promis en 2008, nous aurons le TGV à Bourges en 2020, c’est sûr. Bon, il y avait une petite erreur d’approximation entre 10 et 30 ans. Mais qui ne fait pas des erreurs ? Personne ou presque.
Bon, les esprits chagrins feront remarquer que le chantier de la Maison de la Culture est une grosse erreur. La Maison de la Culture est presque totalement détruite. Oui, mais il faut rester positif, elle n’est pas détruite totalement. Et puis au final, ça ne semble pas choquer le berruyer moyen. On pourrait presque être mécontent de notre bon roi, Serge Lepeltier, qui a presque terminé son troisième mandat de maire, un règne de 19 ans quand même. On s’attend déjà dans moins d’un an à des hommages y compris de la presque opposition [1]. La durée sera, au final, la seule véritable performance de notre bon roi [2] qui en 1995 nous vendait monts et merveilles et qui au final laisse Bourges dans un état pas meilleur qu’il l’a trouvé, c’est un euphémisme. Reste à écrire la suite. Va t-on continuer avec les pieds nickelés des travaux publics à Bourges ? Si oui, votez blanc. On pourrait aussi tenter un illustre inconnu de Bourges, caméléon pseudo-centriste mais opportuniste avant tout, qui ramasse discrètement la caillasse à la tête d’une structure qui ne sert pas à grand chose si ce n’est rajouter une couche au fameux mille-feuille administratif que la droite dénonce. Mais comme tout le monde, la droite n’aime pas voir le mille-feuille dans la vitrine mais elle veut bien le manger et n’est pas prête à donner sa part du gâteau. Bon, ça c’est pour la droite. Et pour la gauche ? Et bien, la presque future reine Félix est prête et s’apprête à jouer les bonnes fées. Comme on ne change pas les bonnes vieilles méthodes qui ont marché en 2001 ou 2008, elle est partie toute seule sans prendre l’avis de ses "copains". Son gros avantage ? Après deux campagnes perdues, elle est vraisemblablement plus connue que ses concurrents de droite et de gauche. À part cela, on attend avec impatience ses propositions qui vont réveiller Bourges l’endormie. En attendant, chers berruyers, vous pouvez aller vous coucher tout l’été, il ne devrait presque rien se passer par ici.