Éditorial Février 2013

Le vide-trou

samedi 16 février 2013 à 17:14, par Mister K

Chaque année, l’INSEE réévalue la population française. Nous sommes en gros 300 000 français de plus chaque année soit une augmentation de la population française de 0,4% par an. Bien sûr, il s’agit là d’une augmentation qui n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire français. Dans le Cher, la population a tendance à stagner. À Bourges, elle baisse nettement et ce depuis les années 1980.

Selon l’INSEE, en 2010, nous étions 66 381 habitants à Bourges. Il faut remonter aux années 1960 pour trouver un si faible nombre de berruyers. Le Cher, avec 311 000 habitants s’en sort légèrement mieux.

Alors, est-ce grave docteur ? Oui et non. Non, parce que finalement Bourges est le reflet de cette diagonale du vide qui traverse la France. Elle ne fait pas mieux que d’autres villes du même type mais pas tellement pire non plus. Non, parce que le nombre d’habitants n’est qu’un indicateur parmi d’autres, il ne peut résumer à lui tout seul la situation d’une région.
Oui tout de même car il n’y a pas de fumée sans feu. Si la population baisse à Bourges, c’est bien le signe que la ville n’est pas attractive, que l’activité économique est au mieux stagnante voir diminue plus qu’ailleurs. Vous allez dire, ce n’est pas nouveau, depuis les années 80, l’emploi industriel à diminué à Bourges comme en France. Certes. Mais ce qui est grave, c’est que l’activité économique de Bourges et de sa région, centrée autour de l’armée et de l’armement est tenue à bout de bras par l’État. Quand au niveau national, certains de nos élus militent pour des économies budgétaires, contre le déficit public ou encore pour le désarmement, ils travaillent contre des régions comme Bourges et le Cher qui vivent des déficits et de l’investissement militaire.

Donc oui, Bourges, le Cher, le Berry et bien d’autres régions de France sont sur un fil au dessus du vide. Mais une fois que l’on a dit et redit cela, qu’est-ce que l’on fait ? Certains misent tout sur les transports. L’autoroute A71 devait faire des miracles. On n’a rien vu de concret. Ceux-là, misent désormais sur un TGV qui arrivera au mieux en 2030...s’il arrive. On remarquera d’ailleurs le parti pris inédit du Berry Républicain à travers le groupe La Montagne qui milite pour le POCL. Berruyers, ne vous faîtes pas gruger, POCL signifie Paris-Orléans-Clermont-Lyon. Le groupe La Montagne gagnera à tous les coups si la ligne LGV voit le jour puisqu’il est présent à Bourges...mais aussi à Nevers. Nous, on soupçonne qu’un TGV ne changera rien ou presque à la situation de Bourges. D’autres parient sur le développement universitaire pour sortir Bourges de l’ornière. Sauf qu’il est au point mort depuis plus de 10 ans. Et que vue la situation économique, l’État a peu de chances de multiplier les sites universitaires et les développer. Dernier espoir, le tourisme ? Bourges une petite attraction dans une France devenue un grand parc d’attraction pour touristes du monde entier ?

On le voit, la situation n’est pas simple. Heureusement, les élections municipales approchent et les candidats vont tous avoir des propositions miraculeuses. Bon, on n’a pas dit qu’ils seront crédibles. Mais quand on est dans un vide-trou, un peu d’espoir, ça ne fait pas de mal et ça ne coûte pas cher.


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commentaires
Le vide-trou - prévoyante - 19 février 2013 à 14:54

BOURGES rien à voir rien à faire pas de travail pas d’avenir un maire incompétent que des travaux de merde inutilement dépenser.....du boulot et une ville qui soit digne .BOURGES est en retard pour tout .Pauvre qui peut d’une ville en détresse.qui saura qui saura aimer vivre à BOURGES à part les retraités malheureux.


C’est évident. - heja - 17 février 2013 à 07:24

Votre analyse est tout à fait correct.
Et mise à part de l’armée, le vide est criant.
La ou qu’il fait "bien de vivre" dans le Cher, c’est calme, pas de bouchons, l’air est pure, que des points positifs donc.
Mais à quoi bon de vivre heureux sans travail ?
Je suis moi même au chômage, et il n’est pas évident de trouver un job.
à coté je suis photographe, et pour ouvrier une galerie à Bourges..
Je vous explique pas la catastrophe.

Et c’est ne pas avec TGV, ou encore une autre autoroute, que les gens font venir à Bourges. (enfin je ne pense pas)

C’est dommage car nous sommes si heureux ici.

hj


C’est évident. - thomas R - 27 février 2013 à  11:26

heureux berruyers qui ne connaissent pas la situation de la ville a 30km de chez eux : Vierzon....chomage endémique et très haut, population vieillissante et pauvre, rares usines qui ferment, départ des jeunes pour d’autres horizon (enfin ceux qui peuvent), alors vous savez Bourges....

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C’est évident. - prévoyante - 27 février 2013 à  20:39

VIERZON c’est pas une ville ou il y a jamais eu grand chose ,pas de travail depuis longtemps...et BOURGES c’est une ville de con...

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