Éditorial Août 2012

Rien ne presse...

vendredi 10 août 2012 à 07:36, par Mister K

L’été n’est pas très chaud. Enfin, ça dépend où. Mais nous sommes quand même en période de vacances. Une période où tout va plus lentement. Alors, en juillet, on avait bien trouvé une idée d’édito pour août. Bon, toujours dans l’art d’aller du général au particulier. Du global au local. Mais l’idée, visiblement, n’était pas géniale.

Oui, on avait pensé titrer "Le Changement, c’est lentement". Un peu facile vous pensez ? Oui, c’est ce que l’on s’est dit. Un peu facile. Tellement facile que plein de vrais journalistes professionnels l’avait déjà faite. Mais bon, cela aurait été très adapté, il faut le reconnaître. François Hollande et ses camarades socialistes ont été très prudents depuis mai 2012. Le mot d’ordre semble être : il est urgent de concerter. Concertez-vous les uns les autres, dialoguez. Peace. Amen. Évoquer la concertation et le dialogue social, qui certes, nous changent des méthodes brutales de celui dont il ne faut plus dire le nom, c’est aussi un bon moyen de ne pas prendre ses responsabilités. Mais chut, ne le répétez pas, une horde de socialistes pourraient mal le prendre. Cela pourrait faire le jeu de la droite... même si on ne sait pas trop à quoi la droite joue. À moins qu’on ne fasse le jeu du Parti Communiste qui déjà nous la joue à "On vous l’avez bien dit, la prochaine fois, votez pour la vraie gauche". Non, non, la prochaine fois, nous n’aurons pas la vraie gauche, nous aurons la droite, voir l’extrême droite. Mais bon, là, Mélenchon, il est occupé, il fait une tournée en Amérique du sud et dans les caraïbes [1]. Il est passé en juillet par Caracas au Vénézuela où l’ami Hugo Chávez soutient son ami Bachar el-Assad qui bombarde tranquillement sa population. Syrien on vous dit.

Mais rien ne presse... c’est l’été. Et aux Caraïbes, il fait très chaud. On peut réfléchir, mais à la fraicheur de la climatisation qui elle-même réchauffe la planète. Finalement, ce serait peut-être mieux de ne pas réfléchir quand on y pense.

Même si rien ne presse, il faut quand même amorcer le changement. À l’Agitateur aussi, on risque de changer. Enfin, peut-être. Le changement, c’est comme celui de Hollande, il n’est pas garanti. Mais une chose est sûre, cela se fera lentement. Nous aussi, nous allons nous concerter, discuter, échanger. Ben ouai, on est comme ça à l’Agitateur. Et cela fera bientôt quinze ans que cela dure. Rassurez-vous, dans le fond, nous ne changerons pas [2]. Mais peut-être que lentement, dans la forme, l’Agitateur va évoluer. D’ailleurs, la concertation vous inclut, vous, nos vénérables lecteurs. Si vous avez des propositions (honnêtes) à nous faire, n’hésitez pas ! Bon, on va essayer de finir nos changements avant la fin du chantier Avaricum. Oui, nous sommes ambitieux mais raisonnables. Il faut savoir se donner des objectifs atteignables. La pression, ce n’est pas bon. Sauf celle qui se boit bien fraiche accoudé au bar ou pénard en terrasse.

[1C’est quand même cool d’être au Front de Gauche...

[2On essaiera d’être quand même plus subtil que Pascal Blanc. Si vous ne savez pas qui est Pascal Blanc, ce n’est pas grave. Sachez simplement qu’il existe.


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