Il faut savoir terminer une trêve !
A l’approche des fêtes de fin d’année, il est de bon ton d’enterrer la hache de guerre, d’oublier que y’a matière à réclamer, de ne pas gêner le commerce des friandises de fin d’année. C’est la trêve des confiseurs.
Le personnel de sécurité des aéroports n’a pas respecté cette trêve. Z’avez vu le bordel – qu’il a même fallu faire bosser les CRS ? Nicolas Sarkozy avait un rêve de confiseur : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » (il a dit ça, été 2008, Conseil National de l’UMP). Et aussi, au hasard, remember : à l’automne 2010, la grève du personnel des raffineries et dépôts pétroliers – vous vous souvenez de la panique pour se procurer le carburant ?
Le 11 juin 1936, dans un discours, Maurice Thorez, grand patron du PCF, déclarait : « Il faut savoir terminer une grève. » Aujourd’hui, c’est l’inverse : les agents de sureté des aéroports nous montrent le bon couloir aérien : notre seule arme, c’est la grève. Les agents de sureté des aéroports n’ont pas obtenu exactement ce qu’ils réclamaient, mais ! mais leurs patrons qui refusaient tout ont quand même lâché l’augmentation d’une prime qui aboutit à un quasi treizième mois. Ainsi donc les patrons peuvent reculer ?
Ils ont eu raison d’oublier la trêve des confiseurs. A nous d’oublier une apathie, une trêve qui dure en permanence depuis des années, et qui permet aux patrons et aux financiers de nous grignoter sur tout. Il est plus que temps. Ensemble, faut qu’on s’y mettre, il faut savoir terminer une trêve.