INTERVIEW DES VERTS / GAUCHE UNIE - PREMIERE PARTIE

"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure"

dimanche 2 mars 2008 à 10:25, par Charles-Henry Sadien

Frédéric Terrier, Joëlle Chauveau, Joël Crotté : incontestablement, ces trois Verts, sont les aiguillons de la liste de la « Gauche Unie » à Bourges, conduite par Irène Félix. Capables de discussions très sérieuses et techniques, ils n’hésitent pas néanmoins à répondre aux attaques du maire sortant Serge Lepeltier (UMP) dont ils fustigent allègrement la politique environnementale. A leur écoute, on a vite le sentiment d’être en face de personnes « saines » qui défendent, avant toute idéologie, des valeurs humaines. Cette première partie aborde la notion d’écologie politique et tacle sévèrement le maire sortant sur son terrain de communication de prédilection.

"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure"

- Comment avez-vous trouvé Irène Félix lors du débat sur France 3 face au maire sortant, Serge Lepeltier ?

Joëlle Chauveau : J’ai trouvé qu’Irène s’en était fort bien sortie. Elle a dit ce qu’elle avait à dire. Par contre, Serge Lepeltier a été assez agressif...

Frédéric Terrier : C’est la force des pauvres...

Joëlle Chauveau : Oui, il n’avait pas grand chose à dire.

 L’Agitateur : Vous la sentez-bien cette campagne ?

Frédéric Terrier : Serge Lepeltier avait attaqué très tôt. Trop tôt, sans doute avec une campagne d’affichage dès l’automne. On a pu se sentir en retard, or, on ne l’était pas du tout. Chez les Verts, on a travaillé depuis de nombreux mois. Les autres copains aussi, de leur côté. Ensuite, on a commencé à travailler ensemble à l’automne. J’ai constaté qu’à partir de fin décembre, la communication s’était complètement inversée. Le journal de campagne qui est édité résume les principales propositions, mais on a cent fois plus de matière. Tout cela grâce au travail accompli assez finement. Nous avons fait la synthèse des réflexions faites à l’intérieur de chaque parti mais aussi à partir de l’expérience de la société civile (syndicats, associations, de chefs d’entreprise, de citoyens..). Le résultat est d’une grande richesse avec une multitude de propositions à faire. Des propositions à l’échelle d’une ville, évidemment. On ne va pas changer le monde.

(à ce moment, une personne se présente, un verre à la main...)

La dame : je crois bien que c’est pas la réunion à laquelle je pensais aller. Fred : sans doute pas. La dame : Je pensais que c’était la gauche alternative qui se réunissait ici. Fred : ben c’est pas ce soir. La dame : Et vous c’est qui ? Fred : ben nous, c’est la vraie gauche ! (rires). La dame : Oui, d’accord, ok. La vraie, la vraie... Joëlle : si, si, la vraie ! Absolument ! On le dit. La dame : Si vous voulez. Joëlle : c’est pas comme on veut, c’est vrai ! (rires). La dame : Au revoir (cordialement) Joëlle : au revoir (cordialement).

Frédéric Terrier : ... Bref, à partir de fin décembre début janvier, alors que l’on “voyait” Serge Lepeltier, je pense que l’on a “entendu” la gauche. Il y a des propositions derrière. Ce n’est pas de la com’.

 Comment s’est faite la jonction des Verts avec la Gauche Unie ? Au départ, ce n’était pas gagné...

Joëlle Chauveau : Nous avons été contacté par Irène Félix pour faire partie de la Gauche Unie. On y est allé de façon sereine. Nous lui avons fait des propositions très claires à tenir avant la fin de la mandature, avec nos fondamentaux de l’écologie politique. On lui a dit : « Alors voilà, si on vient sur la liste, ce n’est pas pour faire potiche, c’est vraiment pour réaliser des choses ». Irène Félix était d’accord. A partir de ce moment, on a dit « on y va ! ». Ce qui nous intéresse, c’est d’agir sur la ville. Dans le journal de campagne, ce n’est pas une touche de vert, ce sont des propositions très concrètes qui seront, je le répète, abouties à la fin de la mandature. Je tiens à ce que ce soit dit plus fermement que cela n’apparaît dans les médias locaux.

Frédéric Terrier : On a eu de vraies discussions chez les Verts. Est-ce que l’on part tout seul ? Est-ce que l’on part avec les bribes de liste Alter ? Il y avait déjà des désirs de leur côté de faire quelque chose. Il n’y avait aucune évidence. L’idée n’était pas d’être un faire-valoir du PS ou du PC. Irène Félix pour nous, n’est plus du Parti Socialiste. C’est une tête de liste, c’est notre représentante. C’est la représentante des valeurs de gauche et des valeurs communes qui vont du centre-gauche jusqu’à Colette Cordat. Notre plus grand dénominateur commun, c’est l’être humain. L’écologie politique, c’est l’économie, c’est la solidarité...

Joëlle Chauveau : ...c’est une ville écologiquement responsable. Irène partage ces valeurs. C’est le fil directeur du programme. Ce n’est pas une touche de vert comme cela apparaît dans le programme de Serge Lepeltier.

Frédéric Terrier : L’écologie politique, c’est la manière de définir les marchés publiques, de développer l’emploi localement. Serge Lepeltier préfère développer l’emploi en faisant venir de gros groupes internationnaux... s’ils viennent... mais on sait qu’ils peuvent repartir en Pologne ou en Slovénie.

 L’Agitateur : Serge Lepeltier a beaucoup mis en avant l’implantation d’Infomobile avec des emplois très mal payés et un stress permanent...

Frédéric Terrier : C’est de l’esclavage. Harceler tout le bottin tous les jours, ce n’est pas très constructif et tu dois rentrer assez laminé chez toi le soir. Ce sont des gens qui ont besoin de gagner leur vie, mais ce n’est pas ce type d’emploi que l’on a envie de développer. On veut des emplois de qualité, payés correctement qui ont un vrai rôle dans la société. Si l’on développe des circuits de restauration collective bio, on développe des emplois locaux. Beaucoup de choses peuvent se faire localement. C’est plus simple, moins cher, plus cohérent. Regardez dans le bâtiment. Serge Lepeltier a cassé de nombreux immeubles. Entre parenthèses, ce n’est pas très malin. Il aurait pu construire avant, et ensuite démolir ou rénover les logements vétustes. Il y a dans le domaine de l’habitat écologique des filières professionnelles, de vrais métiers, novateurs, jusqu’au niveau ingénieur, avec des architectes... Il y a des emplois locaux à faire à Bourges. Être maçon, c’est un beau métier. Et si en plus tu le fait avec une attention environnementale, pour habiter mieux, moins cher, en cohérence avec l’échelle globale, c’est quand même une belle satisfaction. Là, il n’y a rien du tout ! Il me semble avoir entendu qu’un certain Serge Lepeltier avait été chargé de l’environnement à l’échelle gouvernementale ! C’est hallucinant !

(Arrivée de Joël Crotté, qui avait été retenu par un meeting)

 L’agitateur : Vous avez regardé un petit peu les propositions de Serge Lepeltier ?

Frédéric Terrier : Il n’y a pas beaucoup de programme...

 L’agitateur : Sur son site internet, le maire sortant préfère « lancer quelques pistes »...

Joël Crotté : Serge Lepeltier n’a pas de vision globale. Son problème, c’est qu’il voit tout à court terme et il joue sur l’effet médiatique. Il a fait de Bourges l’une des premières villes à participer à l’opération « en ville sans ma voiture ». Bon, il a fait une première pelouse sur la rue moyenne. Il s’est baladé en vélo, il a fait acheter des vélos électriques à la mairie... A l’époque, j’étais un peu observateur, j’attendais une réflexion de fond sur des schémas de déplacement. Mais il ne construit rien. Il fait des coups médiatiques. Ce qui me gène chez Serge Lepeltier, c’est qu’il a tout de même conduit un dossier sur l’effet de serre quand il était Sénateur, il a soit disant passé des heures et des heures avec Dominique Voynet, il l’a accompagné sur Kyoto... mais il est incapable de transcrire cela sur son territoire qui est la commune.

Frédéric Terrier : Je ne pense pas qu’il est incapable, je pense qu’il s’en fout complètement.

Joëlle Chauveau : Moi je crois que c’est de l’incompétence. Et puis c’est une volonté politique aussi. A l’UMP, ce ne sont pas des écologistes, il faut le redire.

Frédéric Terrier : l’écologie, c’est des valeurs de partage, de solidarité. Ce sont des valeurs de gauche.

Joël Crotté : Un exemple : le PRU à Bourges. C’est le plus gros de France. On aurait pu imaginer qu’il en fasse une vitrine. Avec de la formation, avec des entreprises... Résultat : cela ne fonctionne pas car il n’a pas voulu investir au-delà de ce que le parc HLM lui autorisait. Si on est élu, on pourra envisager que la ville investisse 10.000 euros par logement pour parler d’eau chaude solaire, pour une meilleure isolation – et pourquoi pas photovoltaïque – de façon à ce que la facture pour le citoyen soit la moins chère possible.

Frédéric Terrier : Actuellement, Serge Lepeltier utilise du charbon qui vient d’Afrique du Sud ! Ça fait treize ans qu’il est au pouvoir. Du charbon qui vient d’Afrique du Sud ! C’est délirant ! Cela veut dire des mineurs qui sont en train de crever... C’est monstrueux. Ça ne l’a pas dérangé durant treize ans ! Alors là, il fait un coup de com’ avec le bois. Mais où-est-ce qu’il va l’acheter son bois ? En Pologne ? En Amazonie ?

Joël Crotté : En Roumanie, il y a des forêts qui sont complètement rasées pour fournir du bois à l’Europe de l’Ouest. Serge Lepeltier est capable d’y avoir recours ! Alors qu’avec un peu de bon sens, cette filière bois peut effectivement être organisée, par l’intermédiaire du recyclage, par exemple, pour avoir quelque chose qui ait un ancrage sur le territoire. Là encore, on n’a rien.

Frédéric Terrier : En Région Centre, il y a pourtant une vraie filière bois qui existe. L’ancienne Préfète, Mme Merloz connaissait cela bien mieux que M. Lepeltier. Elle voulait défendre cette filière bois, avec ardeur. Mais, à Bourges, rien.

 L’agitateur : Lors du débat sur France 3, Serge Lepeltier a déclaré que Bourges disposait du meilleur système possible de traitement des déchets. Qu’en pensez-vous ?

Frédéric Terrier : C’est le meilleur pour Véolia ! (rires)

Joël Crotté : Le taux de recyclage à Bourges n’est pas bon. La pédagogie à l’environnement liée aux déchets, ça n’existe pas... Et puis on se rend compte qu’il n’y a même pas la revalorisation de ces déchets. Cela va directement sur Véolia...

Frédéric Terrier : ... qui gagne de l’argent sur le retraitement des déchets. C’est assez incroyable. Alors que la collectivité pourrait le faire : c’est l’économie sociale et solidaire avec des coopératives. Il y a pourtant des associations d’insertion qui bossent bien et qui pourraient s’en charger. Ces associations travaillent avec des professionnels, des ingénieurs, des gens dans la galère, tu mets tout le monde un petit peu ensemble, cela fait de la mixité sociale et tu crées des choses humaines et économiques. Et tu crées de l’emploi. Là, il s’agit d’un grand groupe qui paye les ouvriers le moins cher possible – forcément, les actionnaires ont besoin de dividendes ! C’est un choix politique. L’économie écologiste, ce n’est pas de faire payer un petit peu à chacun les moyens de production pour que, en gros, chacun ait un petit salaire et que les dividendes des grands groupes soient monstrueux. Tu vires le grand groupe, tu fais des filières plus courtes, tu gaspilles moins d’énergie, tu pollues moins la planète et tu fais de l’emploi local pérenne. Contrairement aux centres d’appel qui sont délocalisés en Afrique du Nord ou en Inde.

 L’agitateur : Pour vous, le domaine de l’écologie est donc le plus gros fiasco qui ressort des deux mandatures de Serge Lepeltier ?

Frédéric Terrier : Sa politique de l’environnement est lamentable.

Joël Crotté : Oui, c’est scandaleux.

Joël Chauveau : Oh, il n’y a pas que ça ! Je suis berruyère, je vois bien la transformation de la ville. Je n’oublierai jamais, à son arrivée, l’arrêt des maisons de jeunes et de la culture. Lorsqu’on lui pose la question sur la chose dont il est le plus fier et qu’il répond que c’est l’aménagement du Boulevard Lahitolle, c’est quand même oublier des mois et des mois de combat – et la façon dont il nous a traité fut absolument insupportable en allant jusqu’à nous retirer le micro dans des réunions soit-disant de concertation ! C’était des réunions d’information de décisions parce que l’on n’a rien eu à dire ! Moi, son Boulevard, je n’en suis pas du tout fière : des marronniers stériles...

Frédéric Terrier : Il a coupé les couilles aux marronniers ! (rires)

Joëlle Chauveau : ... la place Malus qui est une horreur... du buis avec cinq tiges, comme ça... enfin, c’est odieux... c’est absolument... C’est le cimetière ! Dire qu’il est fier du Boulevard Lahitolle et de la Place Malus, c’est une véritable provocation pour les habitants de Bourges. Et puis il y a tout le reste. Pour moi, Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure. Il est de l’UMP, il ne faut pas l’oublier ! Ce qui est insupportable, c’est qu’il surfe sur cette vague écolo alors qu’il nous prouve tous les jours qu’il n’a rien fait du tout au niveau de l’écologie.

Frédéric Terrier : Roland Narboux le dit sur son site « Université de Bourges », ou je ne sais pas quoi... vous savez, le site qui est plein de fautes d’orthographe...

 L’agitateur : L’encyclopédie de Bourges.

Frédéric Terrier : L’encyclopédie... il y a un « Y » quelque part là-dedans, non ? (rires) Donc, ça se prétend savant, historien... par contre, on y trouve une biographie de Serge Lepeltier qui est fort intéressante. Il peut la retirer maintenant, mais j’ai fait des sauvegardes. Roland Narboux dit clairement que Serge Lepeltier a choisi l’écologie par opportunisme politique. C’était une niche à prendre. Et puis, on oublie parfois l’histoire. Serge Lepeltier, avait dit sur une grande radio nationale à propos du Front National...

 L’agitateur : ... Que toutes les voix étaient bonnes à prendre.

Frédéric Terrier : Voilà. Certes, une voix est une voix. Mais dire cela à la radio, ce n’est pas négligeable. Monsieur Le Pen avait nommé en 1995 six villes où le Front National ne se présenterait pas pour laisser la droite travailler. Bourges en faisait partie. Serge Lepeltier est choqué que Colette Cordat (Lutte Ouvrière) – qui est quelqu’un de sincère, de sérieux...

Joël Crotté : ... adorable !

Frédéric Terrier : ... qui défend des idées humaines. On peut discuter, on n’est pas forcément toujours d’accord. Mais elle défend des choses cohérentes. Elle défend l’être humain. Donc Serge Lepeltier est choqué, apparemment – en tout cas en terme de communication – que Colette Cordat soit avec nous – et c’est une vraie force pour nous – mais ça ne le choque pas beaucoup que le Front National lui laisse ses voix aveuglément !

 L’agitateur : Il a par la suite bien remercié le Front National en refusant de signer les « Certificats d’hébergement »...

Frédéric Terrier : C’était hallucinant ! Il s’agissait de grands-mères qui venaient voir leur famille trois mois ! Enfin quand même !

commentaires
"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure" - B. Javerliat - 3 mars 2008 à 08:55

Si on est élu, on pourra envisager que la ville investisse 10.000 euros par logement pour parler d’eau chaude solaire, pour une meilleure isolation – et pourquoi pas photovoltaïque – de façon à ce que la facture pour le citoyen soit la moins chère possible.

Ah...

Et ils viennent d’où, ces 10.000 euros de la ville ?


#11042
"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure" - casimir - 2 mars 2008 à 21:11

Quand je pense que vous avez affublé la liste "A gauche Bourges" du qualificatif de "BOBO" !!!!!!!!!! En voilà une jolie brochette. J’adore quand les gens disent : "mais alors, attention, on est pas des faire -valoir !!!!!!!!!!!"


#11033
"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure" - 2 mars 2008 à  21:40

Décidément, "a gauche Bourges" tape bien plus sur la liste de gauche que sur celle de droite.

#11034 | Répond au message #11033
"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure" - casimir - 4 mars 2008 à  12:30

Il ne me semble pas avoir signé "un membre de la liste A Gauche Bourges". Je ne "tape" pas sur la liste PS... , je fais juste un petit rappel sur un terme employé par quelqu’un ici pour qualifier la liste qui pour moi est l’autre liste de gauche, dont l’existance de toute évidence rend malade un certain nombre de grand démocrates sur la liste PS,.... J’aimerai bien savoir si en région parisienne, les camarades communistes des villes dont les maires sortant PC ont en face d’eux une liste PS, ont la même vision des choses qu’ici. Les quelles sont les listes de gauche ? PC ou PS ? Le PC accuse-t-il le PS, comme on accuse ici A gauche Bourges, d’être manipulé, noyauté, payé... par l’UMP ? Je trouve le comportement électoraliste de la liste PS,... triste et absolument anti-démocratique.

#11073 | Répond au message #11034
"Serge Lepeltier incarne la politique de droite, pure et dure" - Socialisme et un peu de sérieux - 2 mars 2008 à 11:06

L’agitateur : Lors du débat sur France 3, Serge Lepeltier a déclaré que Bourges disposait du meilleur système possible de traitement des déchets. Qu’en pensez-vous ?

Frédéric Terrier : C’est le meilleur pour Véolia ! (rires)

Pour, y avoir travaillé pendant quatre étés depuis 2003, je peux affirmer que le traitement des déchets ne fut pas le meilleur pour les salariés de véolia.

Je ne vais pas entrer dans les détails par ce que je n’ai pas enquêté ni prit de notes de mes différentes discussions avec les employés permanents (non intérimaires, ce qui est de moins en moins fréquent)mais voilà ce que j’ai compris et en partie vécu :

Lors de la dernière négociation du contrat entre la ville et véolia, Lepeltier a fait de la surrenchère (c’était peut-être fin 2005, début 2006) sur les exigences tout en étant rélativement radin sur les moyens. Résultat des courses, en 2006, au lieu de deux éboueurs derrière les camions qui ramassent vos poubelles à bourges, il n’y en avait plus qu’un, ce qui est socialement et humainement regressif pour les conditions et la charge de travail mais également hallucinant quant aux conditions de sécurité (on va être concret, il y derrière les camions des gros champignons rouges sur lesquels appuyer si un accident survient, ces boutons coupe les circuit de la pelle. Si vous êtes tout seul et que vous vous faites avaler par la pelle, vous allez peiner à appuyer sur le bouton vous-même. Pourquoi une telle économie sur le personnel à l’issue du dernier contrat avec la ville me direz-vous ?? Parce que des centaines de milliers (ou millions , je sais plus) d’euro ont été investis dans l’installation d’un système informatique GPS sur tous les camions en connexion avec la municipalité : ça devait signaler directement à la mairie (à l’aide de différents nouveaux boutons) les berruyers qui faisait n’importe quoi avec leur bac jaune de tri ou bien les berruyers dont un des bacs était cassé . ça devait en fait surtout servir à fliquer le camion et à chronomètrer le temps des gars sur la tournée dans une optique de rentabilité.
Le pire c’est que à l’été 2007, le système GPS ne fonctionnait toujours pas (alors qu’il était intallé et devait commencer à fonctionner en septembre 2006). Si j’ai bien compris le bidule était même complètement aux oubliettes. Total : du personnel en moins (faut être juste, le nouveau directeur de véolia en 2007 a quand même remis deux gars sur les tournées de fin de semaine) et beaucoup d’euros foutus en l’air.
Alors, cette gestion dont on ne peut pas dire qu’elle soit exemplaire économiquement et socialement, la faute à qui ???? Aux deux parties contractantes : le directeur de Véolia de l’époque et le maire S. Lepeltier.

Bon je ne parle pas de la gestion des déchets à st Doulchard et du maire de droite D. Bézard. Là-bas, c’est le moyen-âge.


#11018